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Les Boni Homines sont des juristes, chargés par l'évêque de rendre la justice en son nom.

HistoireEdit

A l'époque pré-communale, les boni homines sont chargés par l'évêque de rendre la justice en son nom, dans ou à proximité du palais épiscopal. Par conséquents, leurs intérêts politiques et religieux sont au XIe siècle définis par leur étroite collaboration avec l'évêque dans la conquête du Contado. Globalement, les boni homines ne sont pas des hommes de la ville, mais issus de familles gouvernant des castrum du Contado.

Leur proximité du pouvoir contribue à donner aux juristes, le plus souvent issus de la militia, une place singulière dans les sociétés urbaines italiennes, et ce d'autant plus que dès le XIe siècle et surtout au XIIe siècle, la redécouverte du droit romain[1] aboutit à remettre en vigueur des textes et des pratiques inusités depuis longtemps.

Issus des maiores, juristes et proches du pouvoir, les boni homines sont les représentants privilégiés de la communauté urbaine. Lorsqu'en 1137 le comte Otto Farolfingi (comte) donne des terres à l'évêque, la Commune paie le launegild[2] par leur intermédiaire. Lorsqu'ils traitent, les élites urbaines s'en remettent à l'évêque pour avoir un statut juridique et un poids et être reconnus[3]. L'évêque et la seule institution légalement reconnu avant 1157 et tout contrat passé avec la cité se fait au travers de son évêque. Les témoins de l'acte sont des membres de grandes familles.

L'aristocratie consulaire et la classe dirigeante de la commune consulaire est issue d'un groupe de familiers très proches de l'évêque.

Passé 1157, tous les membres de la classe dirigeante de la Commune émergent d'un groupe de familiers très proches de l'évêque.

Familles de Boni HominesEdit

OccurrencesEdit

  • 1103, avr. (CD XI) "Breve recordationis ad memoriam habendi velretinendi, in presentia bonorum hominum, quorum nomina ut suptus leguntur. Hic fuit Lambertus presbiter et Ildirandus presbiter plebani de Balgneo, et Ildizo presbiter et laicorum numero maiore, filius Rollandi et Winisi, filius Manfredi et Dulce filius Carboni, et Wido filius Rainerii, et Ubertu filius Pepi et alii plures"
  • 1118, avr. (CD XV) "Actum est hoc [...] in presentia bonorum hominum quorum nomina hec sunt. Dono filius Ranerii de Ficulle, et Rollandutius de Carraoila, et Ubaldinus filius Nigri Petri de Savingnano"
  • 1118, juin (CD XVI) "Actum est [...] in presentia bonorum hominum, quorum nomina subter leguntur. Signum in manu Raynaldi et Peponis, qui hanc cartulam scribere rogaverunt. Agolinus de Ficulle et Petrus filius Guerruzi et Guido filius Radolfi et Bernardus filis boni hominis et Signorellus filius Ilpizi et Guillelmus de SUcano et Illpizellus de Ripraga [...]"

EtudesEdit

Notes et référencesEdit

  1. (le corpus iuris civilis) et son enseignement à Pise, Bologne, Modène, Pavie, puis au XIIIe siècle à Padoue, Naple et ailleurs encore. Tous l'effort des premiers juristes des XIIe et XIIIe siècles a constitué à rendre valables pour les institutions italiennes des textes conçus par la Rome antique, et à hiérarchiser les coutumes locales et les droits appliqués dans la péninusle depuis la fin de l'empire au hasard des dominations étrangères (Byzantins, Lombards...).
  2. Cortese, Il diritto nella storia medievale, I:161-162
  3. The Struggle for Power in Medieval Italy, p. 324-31
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